Toutefois, je vais tenter en quelques phrases, de vous transmettre les souvenirs qui resteront à jamais dans ma mémoire, souvenirs de ce petit Yoyo que j'ai connu il y a vingt ans.
Tu as été un être passionné et tu as vécu tes passions jusqu'au bout.
Passionné de la vie, de la "bonne bouffe", de la faune, de la flore, mais aussi passionné de curiosité et de découverte, passionné d'amour pour ta famille et tes proches,
passionné de Lozère et de l'Altaret dont tu me vantais les richesses de la faune.
Tu m'as fait découvrir ce pays, tu m'embarquais découvrir des fossiles, tu me parlais des serpents, des lézards, des crapauds et des grenouilles, sans oublier
les mammifères, les insectes et les oiseaux; tu me parlais avec un humour décoiffant, avec ce regard pétillant, tu réussissais à trouver de la beauté partout et en tout, même dans l'oeil
d'un crapaud. Je t'entendais dire si souvent "j'aime bien" avec ton accent si chantant.
Tu me demandais souvent des conseils pour ta passion des reptiles et tu réussissais toujours à obtenir ce que tu voulais, parfois au détriment de certains principes biologiques et écologiques
et au grand dam de tes parents.
"Non, Yoyo, on ne met pas des tortues exotiques dans une mare de Bagard"..."Non, Yoyo, on ne ramène pas des grenouilles de Lozère en Haute-Savoie"...
Dans le fond, tu t'es fait plaisir et il m'est arrivé souvent de faire de même!
Je t'ai toujours vu sourire, je t'ai toujours connu insouciant, positif avec une croyance dans les choses de la vie que peu de personnes possèdent.
Ton impertinence, qui avais parfois le don de m'irriter, n'avait d'égale que ton éloquence; tu
maîtrisais le verbe, tu avais réponse à tout, tu jouais avec les mots, tu étais drôle!
Je me suis permis, hier, de mettre auprès de toi un papillon, symbole de la métamorphose que tu vis maintenant, mais surtout symbole de cette liberté dont tu étais si avide.
Yoyo, je te dis adieu, j'aurais voulu partager encore plein de choses avec toi.
Yoyo, tu me manques...