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Le triton marbré, Triturus marmoratus.


Le triton marbré, un des plus beaux...

nom scientifique: Triturus marmoratus. Batracien urodèle.
nom courant: triton marbré.
répartition géographique: sud-ouest de l'Europe, Espagne, Portugal, sud-ouest, ouest et centre de la France: il se rencontre au sud d'un ligne Le Havre-Belfort; rare au nord ouest (Normandie) et à l'est (Bourgogne); absent à l'est du Rhône, commun dans la partie nord du Massif Central, plus rare au sud.
Une autre espèce très proche, Triturus pygmaeus, habite l'extrême sud de l'Espagne (Andalousie) et ne se distingue que par sa plus petite taille.
mœurs: tôt au printemps, en février ou en mars, il apparaît en livrée de noces dans les fossés, les mares ou de simples flaques d'eau. Il quitte l'eau après la reproduction, mais certains exemplaires y restent pour se reproduire à nouveau en automne, et se retire dans des endroits sombres et humides. De moeurs terrestre un bonne partie de sa vie, le triton marbré hiverne à terre et quelquefois dans l'eau d'octobre à février. Il est nettement moins aquatique que le triton à crête.
habitat: en plaine et sur les collines, mares, fossés, abreuvoirs, plans d'eau pourvus de végétation. Le triton marbré cohabite avec le triton à crête (Triturus cristatus), en Maine et Loire, Ille et Vilaine, Mayenne, Creuse et Loire Atlantique. Il existe un hybride de ces deux espèces nommée triton de Blasius.
dimorphisme: il est marqué surtout en période de reproduction, le mâle arborant une crête dorsale ondulée qui s'interrompt au niveau de la région pelvienne. La crête, qui se prolonge sur la queue, est très haute. Elle disparaît après la période de reproduction pour faire place à une ligne vertébrale rouge sous forme de repli cutané. Chez la femelle, elle est inexistante. Elle présente un sillon dorsal jaune orangé qui se prolonge sur la queue. Le mâle est généralement plus petit que la femelle.
nourriture: l'alimentation est à base d'invertébrés et de leurs diverses larves (Chironomes, Phryganes, Ephémères), d'oeufs d'anoures, de têtards, de crustacés (Aselles, Gammares) en phase aquatique, de vers de terre, de limaces, de chenilles et d'insectes lorsqu'il est en phase terrestre.
reproduction: elle débute en mars ou avril et peut durer trois mois. Comme chez les autres tritons, il existe une parade nuptiale, avec encerclement de la femelle par le mâle, agitation de l'extrémité de la queue, sécrétion de phéromones; il s'en suit un dépôt du spermatophore (contenu gélatineux abritant les spermatozoïdes) par le mâle qui sera absorbé par les lèvres du cloaque de la femelle. Les oeufs, au nombre de 2 à 300, sont pondus isolément, rarement par deux ou trois, sur la végétation aquatique et dans le repli des feuilles. Ils sont en général vert clair. Les larves, à l'éclosion, sont tachées de brun foncé avec des reflets verdâtres et mesurent environ 10mm; leur croissance est relativement rapide. Au moment de la métamorphose qui survient en été (à une taille de 70mm), les jeunes se retirent sous des pierres ou des endroits frais et ombragés.
particularités: le plus bel urodèle de France et d'Europe, de grande taille (entre 12 et 15 cm), possédant une aire de répartition relativement réduite.


Triturus marmoratus Triturus marmoratus
Triturus marmoratus, mâle. © Frank Deschandol

Ligne rouge dorsale. © Frank Deschandol

Triturus marmoratus Triturus marmoratus
Femelle. © Frank Deschandol
Quel splendide animal! © Frank Deschandol
marmoratus6.jpg
Couple de tritons marbrés découvert sous une souche, femelle à gauche.
Photo Henri BREISCH.

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